dimanche 10 avril 2016

Paris invite le monde : les bâtiments officiels

Dans le chapitre consacré à la Cité universitaire, on a pu voir comment voyager tout en restant à Paris, dans un univers agréable, jeune et plutôt sympathique. Les ambassades et les instituts culturels peuvent également offrir une vision du pays qu'elle représente.

Les ambassades

Sur la façade d'une ambassade, le caractère administratif domine et l'allusion au pays peut souvent se résoudre à un drapeau ou un blason (Islande). Néanmoins, on peut trouver quelques surprises (Vietnam).
Il y a énormément d'ambassades à Paris. L'actualité de cette année (2015) n'étant pas propice à l'intérêt que peuvent susciter ce type d'établissements, je me suis limitée à deux ambassades.

L'ambassade d'Islande

Détail de l'entrée de l'ambassade d'Islande
Située au 52, avenue Victor Hugo dans le XVIe arrondissement, l'ambassade d'Islande est représentée, outre son drapeau, par ses armoiries.
Sur la photo, on observe le drapeau islandais au centre entouré d'un taureau à sa gauche, d'un griffon (ou  vautour) et d'un dragon au-dessus et d'un géant. Tous ces personnages sont présents pour protéger le pays.
Comme il est impossible d'avoir accès au site de cette ambassade, j'ai consulté directement les sources citées dans Wikipedia.

L'ambassade du Vietnam


Façade de l'ambassade du Vietnam
Située au 62, rue Boileau dans le XVIe arrondissement, l'ambassade du Vietnam représente une sorte de pagode moderne. L'édifice daterait de 1977 et serait l’œuvre d'un certain Vo Thanh Nghia (informations confirmées par divers sites dont PSS).

Les « Journées Européennes du Patrimoine » constituent l'une des rares occasions de visiter les ambassades. Profitez-en!

Les instituts culturels

Si les ambassades sont amenées à proposer des spectacles ou des expositions, l'institut culturel offre également l'occasion de voyager à travers la culture.
Le Forum des Instituts Culturels Étrangers à Paris (FICEP) recense 51 centres culturels à Paris. Si l'actualité culturelle d'un pays vous intéresse, n'hésitez pas à consulter son site Internet.
Voici trois exemples pris un peu au hasard : l'Irlande, la Hongrie et la Suède.

Le Collège des Irlandais (5, rue des Irlandais, Ve arrondissement)

Détail de la façade du Collège des Irlandais

Le Collège des Irlandais existe depuis l'Ancien Régime, toutefois, le bâtiment actuel a été construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Sur son fronton, on remarque la présence de la harpe, symbole de l'Irlande.

L'institut hongrois, dit aussi « Institut Balassi » (92, rue Bonaparte, VIe arrondissement)

Sous le chapeau, d'Andras Lapis pour l'institut culturel hongrois
Si la façade de l'institut semble toute banale, ce qui frappe surtout est la présence d'une sculpture qui sert de banc public aux badauds . Ce banc est pourvu d'un personnage féminin chapeauté, les mains sur ses joues. En regardant aux pieds de ce personnage, on peut y lire le nom de Andras Lapis, sculpteur hongrois et Kalap Alap, ce qui signifie « Sous le chapeau » en hongrois.


L'institut suédois (Hôtel de Marle, 11, rue Payenne, IIIe arrondissement)

La danse. Portrait de Serge Lifar, d'Ellen Roosval
En vous promenant dans les petites rues du Marais, vous tomberez sur un charmant petit jardin attenant à un hôtel particulier du XVIe siècle. Cet hôtel particulier abrite l'Institut suédois dont le jardin est pourvu de sculptures mettant à l'honneur des artistes suédois tels qu'Ellen Roosval (photo ci-dessus) ou Carl Von Linné sculpté par Carl Eldh (photo ci-dessous).

Carl Von Linné, d'Eldh Carl

Paris invite le monde : L'égyptomania

Obélisque de la Concorde, place de la Concorde VIIIe arrondissement
Qui ne s'est jamais aperçu d'une certaine présence architecturale égyptienne à Paris? L’Égypte ancienne est un sujet qui passionne et fait partie du décor parisien.

L'obélisque de la Concorde reflète cet engouement pour l’Égypte. Le livre de Dominique Lesbros, Curiosités de Paris. Inventaire insolite des trésors minuscules,  nous indique que l'Obélisque de la Concorde est le plus ancien des monuments de Paris. Et pour cause, il daterait de 1250 avant J-C!
Monté à Paris en 1830 sous le règne de Charles X, le don de cet obélisque par le vice-roi d’Égypte Méhémet Ali serait (nous n'en sommes pas sûr, les avis divergent) une façon de remercier monsieur Champollion d'avoir déchiffré quelques hiéroglyphes.

Place du Caire, quartier de la « Petite Égypte », IIe arrondissement

En vous promenant dans le quartier, non loin du métro Sentier, vous remarquerez que les rues se nomment rue d'« Aboukir », d'« Alexandrie », du « Nil »… et qu'un passage couvert se nomme « passage du Caire ». C'est dans cette ambiance égyptienne que vous trouverez de nos jours de nombreux grossistes et boutiques de bustes de mannequins. Arrêtons-nous un instant devant le bel immeuble du n°2 de la place du Caire.

La mode de l’Égypte trouverait ses origines lors de l'expédition de Napoléon Ier de 1798. Cet univers exotique égyptien envahit peu à peu la capitale. Le quartier autour de la place du Caire reflète bien ce phénomène de mode. En 1790, on détruit un ancien couvent pour ériger par la suite un édifice dédié à la gloire de Napoléon sur la prise du Caire en 1799. Voilà comment est né cet immeuble classé Monument historique selon la base Mérimée.


Façade du 2, place du Caire

Sur la photo ci-dessus, on observe le visage aux oreilles de vache de la déesse Hathor.

Frise du 2, place du Caire
Détail de la frise

Des frises décorent également la façade.

Fontaine du Fellah, 42, rue de Sèvres, VIIe arrondissement

Fontaine du Fellah
Tout près de la station de métro Vaneau, vous croiserez un fellah (cultivateur égyptien) tenant deux cruches. Ce cultivateur porte un pagne et un némès, un couvre chef que l'on attribue habituellement  aux pharaons nous dit Dominique Lesbros. La sculpture du fellah serait la copie d'une œuvre de Pierre-Nicolas Beauvallet.
Cette fontaine, de laquelle ne coule plus d'eau de nos jours, est classée monument historique d'après la base Mérimée.
Cette fontaine a été érigée suite à l'application du décret impérial de 1806 (appelé aussi décret de Saint-Cloud) qui a doté Paris de quinze nouvelles fontaines. La plupart de ses fontaines ont été détruites suite aux travaux haussmanniens, la fontaine du Fellah a échappé à ces destructions.
Source: Wikipédia.

Le Louxor 170, boulevard Magenta, Xe arrondissement

Façade du cinéma Le Louxor
Lorsque vous prenez le métro, sur la ligne n°2, vous ne pouvez échapper à la belle façade néo-égyptienne du cinéma Le Louxor, anciennement nommée « Palais du Cinéma ».
Le cinéma est inauguré le 6 octobre 1921 et présente un décor Art déco qui évoque incontestablement l'Égypte. L’Égypte, un phénomène de mode qui semble durer.

Détail du décor dans une salle de projection
Les salles de cinéma sont dotées de balcons. Au départ, les prix des places variaient en fonction de la place achetée nous indique le site Internet du Louxor.

Plafond de la salle de projection

Décor sculpté
Les bas reliefs ainsi que les peintures au pochoir ont été réalisés par Amédée Tiberti.

Détail d'une peinture murale
Détail d'une mosaïque située à l'entrée du cinéma
Les mosaïques ont été réalisées par les céramistes Gentil & Bourdet.
Détail du décor à l'intérieur du cinéma
Le site Internet du Louxor nous apprend qu'une partie du décor est inspiré d’œuvres réelles d'art égyptien. En revanche, les hiéroglyphes sculptés émanent de l'imagination d'un artiste occidental.


Détail du décor à l'intérieur du cinéma
Le Louxor fait référence à la ville où l'on a mis au jour le tombeau de Toutankhamon dans les années 1920. Après quelques décennies fastueuses, Le Louxor est rénové dans les années 1970. En 1981, l'édifice est inscrit au monuments historiques, ce qui empêchera par la suite sa destruction prévue notamment pour en devenir un magasin Tati. Toutefois, la fréquentation du cinéma baisse puis le cinéma ferme ses portes.
Dans les années 1980, Le Louxor devient une boîte de nuit qui fermera à son tour. En 1990, l'édifice est laissé à l'abandon. Une association de quartier réclame sa réhabilitation. Suite à de nombreuses négociations, Le Louxor est racheté par la Mairie de Paris. Le « palais du cinéma » rouvre ses portes en 2013 et deux ans après sa réouverture, il se porte plutôt bien car il a dépassé le demi-million d'entrées (source: association « Les Amis du Louxor »).

Après une séance de cinéma, si vous souhaitez poursuivre votre ballade égyptienne, rien ne vaut l'incontournable petit détour au Musée du Louvre. Pour y entrer, n'hésitez pas à passer… par sa célèbre pyramide de verre!

Paris invite le monde : Chinoiserie et japonisme


Lanterne japonaise, quai de Grenelle, XVe arrondissement.

Tout comme l’Égypte, l'attirance envers l'Asie et plus particulièrement le Japon et la Chine devient un phénomène de mode dès la seconde moitié du XIXe siècle. A Paris, cette attirance va s'exprimer à travers l'architecture.

Lanternes japonaises

Il n'est pas rare de croiser des lanternes japonaises à Paris comme celle du quai de Grenelle (photo ci-dessus). D'après le site de la Mairie de Paris, cette lanterne serait un don de la ville de Kyoto en 2000. L'emplacement n'est pas anodin car cette lanterne est située à proximité d'un ancien hôtel qui hébergeait autrefois le personnel de la Japan Airlines.


Lanterne du Parc Monceau VIIIe arrondissement
En vous promenant au parc Monceau, vous trouverez une lanterne très ancienne. Selon la plaque de pierre installée tout près de celle-ci, cette œuvre daterait de 1786. Cette lanterne a été installée au parc Monceau en 1982 pour symboliser l'amitié entre la ville de Tokyo et de Paris.

Ces deux lanternes (il y en a d'autres) nous montrent que l'orientalisme asiatique nous intéresse encore aujourd'hui.

Lieux de plaisirs

Le Bataclan

Le Bataclan, 50, boulevard Voltaire, XIe arrondissement

Érigé en 1864, Le Bataclan est avant tout une salle de music hall avant de devenir un cinéma dans les années 1920. Pour cette partie, je me suis inspirée du site officiel du Bataclan — que j'ai pu visualiser avant le drame du 13 novembre 2015 — de la page Wikipedia et de la base Mérimée.

Son décor chinois est l’œuvre de Charles Duval. La salle de spectacle est alors baptisée « Le grand café chinois-théâtre Bataclan ». L'implantation de cette salle destinée à divertir est contemporaine de la création de nombreuses salles de spectacles des Grands boulevards sous le Second Empire. Au Bataclan, on boit, on joue au billard et on assiste à des concerts. De part son décor et de sa fonction, on peut dire que cette salle est typique de son époque.

Détail de la façade
La base Mérimée nous apprend que cette façade est la seule salle de spectacle érigée par Charles Duval que l'on peut admirer encore aujourd'hui. Enfin, cette façade classée monument historique est actuellement en restauration.

La Villa Frochot

Façade de la villa Frochot, 2, rue Frochot, IXe arrondissement
Autre lieu de plaisir, la villa Frochot ne peut qu'attirer votre regard. Située à quelques pas du quartier de Pigalle, cette salle de réception a longtemps été un cabaret érotique appelé « Le Shanghaï » avant de se transformer en théâtre puis en cercle de poker… Selon le livre de Jean-Marc Labordière, Paris Art déco. L'architecture des années vingt, ce vitrail s'inspirerait de l’œuvre d'Hokusaï avec sa vague aux tons bleus.

La Pagode

Façade vue depuis le jardin japonais
Cette salle de cinéma du VIIe arrondissement qui a fermé ses portes en novembre 2015 ne laisse pas le promeneur indifférent. Avec sa façade entièrement couverte de vitraux et de boiseries, l'édifice respecte les codes de l’architecture japonaise.
Détail de la façade de la Pagode, 57bis, rue de Babylone, VIIe arrondissement
Selon le livre Le monde à Paris, dans la collection Serious Guide des éditions Louis Simo, cette salle aurait été édifiée aux alentours de 1895 pour la femme du directeur du Bon Marché, grand magasin situé à quelques pas. Wikipedia nous informe qu'il s'agit de l’œuvre d'Alexandre Marcel, architecte très inspiré par le style japonais. Cette salle devient un lieu faste des soirées parisiennes.
Dans les années 1930, La Pagode devient un cinéma qualifié « d'art et d'essai ». Dans les années 1960-1970, on rénove le lieu et on le dote d'un petit salon de thé. C'est ainsi que le jardin, les façades et le décor intérieur sont classés monuments historiques. Le cinéma perdure jusqu'en novembre 2015.

Détail d'un vitrail
Selon l'émission Des Racines et des Ailes qui m'a inspiré ce thème, les vitraux évoqueraient la guerre sino-japonaise de 1894-1895. Ils semblerait d'ailleurs que les Chinois auraient voulu en faire leur ambassade mais cette idée aurait été abandonnée car les Japonais seraient plus à leur avantage sur les vitraux.
Représentations animalières
Sur les boiseries, on croise de nombreux animaux (crabes, volatiles, grenouilles…), le thème végétal est aussi présent (photo ci-dessous) à travers la faïence.

Détail de la façade avec vitraux végétaux et faïence colorée
Petit jardin japonais

Fenêtre
La nature est très présente puisque La Pagode dispose d'une petite parcelle végétale d'où l'on peut voir entre autre, une lanterne japonaise.

Jardin avec lanterne japonaise

À l'intérieur, un décor particulièrement riche orne les murs de l'ancienne salle de projection.


Intérieur de la salle de projection dite « japonaise »

D'après la photo ci-dessous, on peut imaginer qu'autrefois des miroirs auraient été placés entre les toiles.

Détail de la salle de projection

La Pagode Rouge

La Pagode rouge, 48, rue de Courcelles, VIIIe arrondissement
Au beau milieu d'immeubles haussmanniens, dans le quartier de la Plaine Monceau, vous croiserez un édifice hors du commun : une pagode rouge. Celle-ci aurait appartenu à un certain Ching Tsai Loo, marchand d'art d'origine chinoise nous dit Wikipedia.
En 1926, Ching Tsai Loo achète un hôtel particulier du XIXe siècle et demande à Ferdinand Bloch de construire une pagode en vue d'y installer sa collection d'art asiatique. Nous sommes en 1926, il s'agit alors de l'une des toutes premières collections d'art asiatique dans la capitale.

Porte d'entrée de la galerie d'art
Son style et sa couleur contrastent tellement avec les immeubles haussmanniens que vous ne pouvez passer à côté !

La pagode est dotée de quatre étages et est couverte de rouge, couleur qui rappelle la Chine.
Entrée dotée de lanternes rouges


Détail de la façade
Sur la photo ci-dessus, on peut voir ses murs richement décorés, notamment les balustrades et fenêtres, ses frises représentant des animaux et ses toits recouverts de vert.

Rachetée en 2011 par une mécène et rénovée par celle-ci, la Pagode accueille des expositions et organise des cocktails et autres dîners d'affaires (source www.pagodaparis.com)
Pour finir, la Pagode est classée monument historique selon la base Mérimée aussi bien l'intérieur que l'extérieur.

Le Panthéon bouddhique

Vue d'ensemble du jardin du panthéon bouddhique, 19, avenue d'Iéna, XVIe arrondissement
Pour tous les amateurs d'art asiatique, le musée Guimet (6, place d'Iéna, XVIe arrondissement) est un passage obligé. Connaissiez-vous le Panthéon bouddhique ?

Représentation de Bouddha située dans l'enceinte du Panthéon bouddhique
Le Panthéon bouddhique, appelé aussi « annexe du musée Guimet » est situé à quelques pas du musée. Cette partie du musée est consacrée, entre autre, aux représentations de bouddha.
Ici, je m'intéresserai au petit jardin japonais.

Détail du jardin avec le pavillon.
Le jardin est doté d'un pavillon installé depuis 2001 en vue d'y organiser la cérémonie du thé nous informe son site officiel.
Détail du jardin
Le jardin est pourvu d'un pont plat de bois qui traverse un petit plan d'eau. On aperçoit également des bambous. Ce lieu est idéal pour être au calme !

Lanterne japonaise

À propos d'art asiatique à Paris, d'autres musées sont consacrés à ce thème, notamment le musée d'Ennery au 59, avenue Foch dans le XVIe arrondissement ou bien le musée Cernuschi au 7, avenue Velázquez, VIIIe arrondissement (photo ci-dessous).

Sculpture située à l'entrée du musée Cernuschi

Jardin Albert Khan

Jardin Albert-Khan , 14, rue du Port, 92100 Boulogne-Billancourt
Pour rester dans l'univers du jardin, je vous propose une petite ballade au jardin Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt, à deux pas de Paris.

Le jardin Albert-Khan est une sorte de mappemonde végétale. L'idée d'Albert-Khan est de représenter différents lieux de la planète à travers sa végétation.

Village japonais
Le jardin se compose notamment de forêts dites « bleue », « dorée » et « vosgienne » ; d'un jardin à la française et à l'anglaise et surtout d'un jardin japonais moderne et d'un village traditionnel japonais.
La prédominance du Japon serait due à un voyage qui aurait profondément marqué Albert-Khan.

Avant tout, il est important de savoir qui est Albert-Khan. Vous trouverez l'essentiel dans sa page que consacre Wikipedia ainsi que sur le site officiel de son musée.
Albert-Khan était banquier de profession mais avant tout, un philanthrope aux idées pacifistes. Son jardin reflète cette vision pacifiste et… utopiste. En effet, on peut dater la création de ce jardin entre 1895 et 1910. Or, à cette époque le pacifisme n'est pas d'actualité.
Ce qu'il faut aussi savoir, c'est que le jardin jouxte le musée Albert-Khan où l'on peut trouver notamment les tous premiers autochromes (premier procédé photographique qui apporte de la couleur aux photos).

Commençons notre visite par le village japonais.

Porte d'entrée du village japonais

Le village japonais résulte d'un voyage d’Albert-Khan au Japon à la fin du XIXe siècle.
Pavillon japonais
Tout d'abord, on remarque la présence d'un pavillon consacré à la cérémonie du thé. La maison semble surélevée. Elle donne une impression de hauteur, ainsi le visiteur à l'impression d'être près d'une montagne. Qui plus est, les hauts arbres tout autour nous plongent dans une atmosphère propice à la méditation.

Maison japonaise
Une autre maison, plus discrète, est entourée de végétaux dont un bonsaï.

« Lion de Chine »

Lanterne japonaise
Lanterne japonaise


Le village est orné de lanternes l'une en pierre, l'autre en bronze. Un « lion de Chine » nous protège des mauvais esprits nous apprend le site officiel du musée.


Le jardin japonais
Vue d'ensemble du jardin japonais

Le jardin japonais que l'on peut visiter de nos jours a été créé en 1990. Celui qu'avait créé Albert-Khan a disparu selon le site officiel du musée. Son auteur, Fumiaki Takano a souhaité rendre hommage à Albert-Khan en faisant de ce jardin une métaphore de la vie du philanthrope. Ici, chaque élément a une symbolique (les galets évoquent la naissance etc.). L'ensemble de la végétation vient du Japon.

Jardin zen
Un « jardin zen », beaucoup de galets, des fortifications de pierre (près du cours d'eau) et deux ponts caractérisent ce jardin.

Pont rouge





Une spirale d'eau termine ce jardin (photo ci-dessous).

Spirale d'eau


Le jardin anglais
Pont en pierre et bois du jardin anglais
Albert-Khan a recréé tout un univers : une petite falaise avec ses roches artificielles, une passerelle de bois et une rivière. Tout respire la quiétude.

Le jardin français
Jardin à la française avec la serre
Albert-Khan s'inspire du jardin classique cher au XVIIe siècle pour planter notamment une roseraie et des arbres fruitiers. Une serre a également été édifiée.

Les forêts

Forêt « bleue » avec son marais
Albert-Khan crée différentes parcelles dites « forêts » avec une végétation particulière comme la forêt vosgienne (photo ci-dessous) dont les arbres proviendraient de la région natale de notre philanthrope.

Forêt « vosgienne »
Le jardin est une très belle idée ballade et peut se visiter à différentes saisons. Pour information, les photos ont été prises au mois de mai.