dimanche 16 mars 2014

Architecture médiévale. Les édifices royaux: demeures royales, lieu de pouvoir

La Conciergerie et le Palais de justice (Xe siècle). Quand palais devient prison.

Quai de l’Horloge, sur l’île de la Cité, Ier arrondissement.

La petite histoire...  

Il s’agit de la demeure des Capétiens du Xe siècle. Au XIIIe siècle, ce palais devient la « Conciergerie » où sont gérées les affaires judiciaires. Au XIVe siècle, ce palais est délaissé au profit du Louvre et de Vincennes, la Conciergerie devient alors une prison. Des personnes comme Marie-Antoinette ou Charlotte Corday y ont été enfermées.

La "Grand Salle", lieu de réception.

On peut admirer un bel escalier.

Sainte-Chapelle (XIIIe siècle)

Ile de la Cité, Ier arrondissement
Sainte-Chapelle
Pour finir votre visite de la Conciergerie et du Palais de justice, vous pouvez admirer la Sainte-Chapelle.
Cette chapelle aurait été conçue afin d'abriter les reliques du Christ selon la volonté de Saint-Louis au XIIIe siècle.
Vitrail de la Sainte-Chapelle
La Sainte-Chapelle n'a pas de vocation religieuse comme on le verra dans le chapitre consacré aux édifices religieux mais fait partie du palais royal.

Détail de la Sainte-Chapelle
L'appartenance aux rois de France est visible notamment par la présence des fleurs de lys de la colonne qui abrite la sculpture.

Le château de Vincennes (fin XIIe siècle).

Commune de Vincennes.


La petite histoire...

Nous quittons momentanément Paris pour la commune de Vincennes. D’abord pavillon de chasse sous Louis VII, en 1150, le château de Vincennes a été la résidence des rois de France de Philippe Auguste à la fin du XIIe siècle, jusqu’à Louis XIV qui décide de s’installer à Versailles en 1682.
Ce lieu de résidence royale a vu naître des rois de France et a protégé la famille royale.




Détail de l'une des tours
Mur derrière lequel figurait le bureau du roi.

Un pilier de la chambre du roi.
La cheminée de la chambre du roi.

Du château de Vincennes, il ne reste pratiquement que les pierres. Pourtant, grâce à ces détails, on observe des restes de peinture. Ce qui laisse à penser que l'ensemble des murs était autrefois coloré et que la plupart des peintures ont quasiment disparu.

Le Louvre médiéval (1190-1202).

Musée du Louvre, Paris Ier.

La petite histoire... 

Le roi Philippe Auguste décide de fortifier la ville – dont il reste encore certains pans de murs. Le Louvre est alors constitué essentiellement d’un donjon de 31 m de hauteur à but défensif.
Sous Charles V, au XIVe siècle, situé à l’intérieur des nouveaux remparts de la ville édifiés par Etienne Marcel (prévôt des marchands) le Louvre devient une résidence royale.

Copie d'un tableau représentant le Palais du Louvre tel qu'il était vers 1500.

Actuellement, au musée du Louvre, on peut visiter les quelques vestiges du Louvre médiéval.





La bibliothèque de Charles V.


Voici ce qu'il reste de la bibliothèque de Charles V. Ce dernier a été le premier monarque à rassembler l’ensemble de ses ouvrages : politiques, religieux et romans. Tous ses livres ont été rassemblés dans l’une des tours du Louvre, appelée « Tour de la Librairie ».

Vestiges de la tour de la librairie.

Le Louvre conserve quelques objets du palais. Ici des têtes grotesques datent du XIIIe et XIVe siècle.

Chapelle du château de Saint-Germain en-Laye (1238).

Commune de Saint-Germain-en-Laye.

On quitte encore Paris pour le Château de Saint-Germain-en-Laye qui vaut le coup d’œil, en particulier, pour sa chapelle médiévale.
Louis IX, dit « Saint-Louis » fait édifier une chapelle au sein du château de Saint-Germain-en-Laye vers 1230. Ce château de style renaissance abrite une chapelle gothique splendide.
Rosace en pierre.

Décor sculpté de la chapelle (chats).
Décor sculpté de la chapelle (croix des Templiers).

La Bastille (1370).

Square Galli, IVe arrondissement.


Au départ, une forteresse, située sur la place qui porte aujourd’hui son nom, la Bastille a été bâtie dès 1370, sous le règne de Charles V. Elle symbolise la révolution française de 1789.
Actuellement,  il est possible d’admirer les quelques ruines au square Galli, près du boulevard Henri IV. Il s’agit des restes de la tour de la Liberté où a été enfermé, entre autres, le Marquis de Sade.

La Tour Jean Sans Peur 1409-1411.

20, rue Etienne Marcel, Paris IIe arrondissement.

A deux pas du quartier des Halles et de Montorgueil, on trouve un édifice accolé aujourd’hui, à une école maternelle.

La petite histoire...

A l’origine, la tour accolée aux remparts de Philippe Auguste appartient à Robert d’Artois en 1270. Suite à une union, la tour devient la propriété des ducs de Bourgogne.
Jean Sans Peur, duc de Bourgogne, fait assassiner son cousin Louis d’Orléans, frère du roi Charles VI. Cet acte provoque une guerre civile entre les Armagnacs (partisans de Louis d’Orléans) et les Bourguignons (partisans du duc de Bourgogne). C'est l'époque où Jean Sans Peur décide d’embellir sa tour.
Cette tour est édifiée entre 1409 et 1411. En 1419, Jean Sans Peur se fait assassiner par les Armagnacs et la tour demeure une propriété bourguignonne jusqu’à Charles le Téméraire. Ce dernier, petit-fils de Jean Sans Peur meurt et la tour est laissée à l’abandon.
C’est en 1866, au moment du percement de la rue Etienne Marcel, que l’on redécouvre cette tour qui sera peu à peu restaurée.

Entrée de la Tour Jean Sans Peur.


Escalier en colimaçon.

Plafond au décor végétal.

Détail du plafond.

Hôtel de Sens (1475).

1 rue du Figuier, Paris IVe arrondissement.

Il s’agit de l’Hôtel des Archevêques de Sens car Paris ne devient archevêché qu’en 1622. Marguerite de Valois, « la reine Margot » y a vécu en 1605-1606. De nos jours, l’Hôtel de Sens abrite la bibliothèque Forney consacrée notamment au Beaux Arts et à la publicité.

Façade.

Vue depuis la cour intérieure.


Petits dragons décoratifs.

Balcon.
Fenêtre.
Détail d'un angle de la cour.

Fenêtre située à l'entrée de la bibliothèque.

Château de la Reine Blanche (Deuxième moitié du XVe siècle)

17-19, rue des Gobelins, XIIIe arrondissement
Façade du château de la Reine Blanche
Le château de la Reine Blanche est l'une des maisons les plus anciennes de Paris dont les vestiges ont traversé les siècles. L'essentiel encore présent parmi nous date du XVe siècle.
Encorbellement
L'ensemble de l’îlot est classé monument historique.

La petite histoire...


Selon Wikipedia, la reine Marguerite de Provence (1221-1295), épouse de Louis IX aurait fait construire le couvent des Cordelières dans le quartier dit "de Croulebarbe" dans l'actuel XIIIe arrondissement après la mort du roi de France. Sa fille, Blanche de France fera de même lors de son veuvage. Le lieu est alors appelé "hostel de la Reyne Blanche" car les veuves étaient vêtues de blanc, couleur du deuil à cette époque.

Tourelle
Un certain Jehan Gobelin, industriel achète le lieu au XVe siècle et entame des travaux de reconstruction. L'industriel ajoute notamment des tourelles (photo ci-dessus). La demeure connaît d'autres propriétaires au XVIIIe siècle et le lieu devient une brasserie puis en 1790 un club jacobin avant de devenir à nouveau une industrie de tannerie notamment (la Bièvre coule encore dans Paris à cette époque). Au début du XXe siècle, une fois la disparition de la rivière, le lieu est préservé avant d'être classé.















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