lundi 1 décembre 2014

Art nouveau : les autres architectes

Il existe d'autres immeubles appartenant au style art nouveau dont les architectes sont moins connus qu'Hector Guimard ou Jules Lavirotte.

95, rue de Vaugirard, VIe arrondissement (1891)


Façade.
Porte d'entrée.

La particularité de cet immeuble est sa colonne de bow windows (ou fenêtres en avancée) de couleur verte en total contraste avec le reste de la façade de l'immeuble. Le site Wikipedia nous apprend qu'il s'agit de l’œuvre de Ferdinand Glaize. Près de la porte, on peut y voir sa date de construction : 1891.

Immeuble Les Arums 

33, rue du Champs-de-Mars, VIIe arrondissement (1900).

Façade.

Le thème de cet immeuble d'Octave Raquin est consacré à la fleur appelée arum. La marquise gondolante au-dessus de la porte d'entrée nous fait penser aux édicules du métro.

Porte d'entrée.
Détail de la façade.
Selon la base Mérimée, cette façade classée monument historique a été primée en 1902 au concours des façades de la Ville de Paris. Cet édifice abritait autrefois l'école privée des Demoiselles Longuet.

14, rue d'Abbeville, Xe arrondissement (1901)


Façade.
Selon la base Mérimée, cet immeuble est l’œuvre d'Alexandre Autan et de son fils Édouard. La céramique a été réalisée par Alexandre Bigot.
La particularité de cet immeuble est l'abondance de la végétation.

Balcon avec chouette et chauve-souris.
Dans le chapitre consacré au bestiaire, on a pu voir que les animaux étaient souvent représentés sur les façades Art nouveau. Ici, la chouette et la chauve-souris nous souhaitent la bienvenue sur le balcon.

9, rue Chanzy, XIe arrondissement (1902)


9, rue Chanzy, XIe arrondissement.
Cette modeste façade est l’œuvre d'un certain Achille Champy. Selon Wikipedia, cette étroite façade se rapproche plus du style de Victor Horta.

Détail.
Balcon avec ses « coups de fouets ».

Hôtel Lalique 

40, cours Albert Ier, VIIIe arrondissement (1904).

Porte du 40, cours Albert Ier.
Le célèbre verrier-joailler René Lalique commande un immeuble d'allure néo-gothique à Louis et Alfred Feine. Seule la porte est l’œuvre du verrier. La base Mérimée évoque la probable participation de Binet.
D'ailleurs la présence du verre rappelle le matériau cher à René Lalique dans ses œuvres décoratives. La présence végétale qui orne la porte donne l'impression qu'une couche de givre couvre la porte.
Cet hôtel particulier est classé monument historique.

Rue Cassini (XIVe arrondissement) : vers la transition avec l'Art déco ?


Si vous avez l'occasion de vous balader dans le XIVe arrondissement, à deux pas de l'Observatoire, vous tomberez sûrement sur la rue Cassini. Dès le n°3, on remarque un immeuble doté de sculptures représentant des personnages dont un musicien. L'immeuble est signé « F. Saulnier » au-dessus de la porte.

Porte du n°3.

On peut encore parler d'Art nouveau car les fenêtres ont des courbes arrondies, de plus cet édifice aurait été construit vers 1908 selon le site www.petitpatrimoine.com. Pourtant, les balustrades ont perdu quelques rondeurs et la présence d'un atelier au dernier étage n'était pas courante dans l'Art nouveau.

Façade du n°3.

Le numéro 3bis abrite un hôtel particulier où auraient vécu Lucien et Jeanne Simon, artistes peintres. D'ailleurs, en consultant la page Wikipedia consacrée à la rue Cassini, vous découvrirez le nombre d'artistes que cette rue a abrité.

Façade du n°3bis.
Cette façade bien que datant de 1906 est précurseur de l'Art déco. Les lignes sont plus droites.

Le Guide du routard de Paris vous propose une idée ballade dans ce quartier du XIVe arrondissement (Pages 496-497 de l'édition de 2003) dont cette rue qui montre la transition entre l'Art nouveau et l'Art déco.

Autre exemple de transition entre l'Art nouveau et l'Art déco : le 31 et 31bis, rue Campagne-Première (XIVe arrondissement)


Façade du 31 et du 31bis, rue Campagne-Première.
C'est encore dans le XIVe arrondissement que l'on peut croiser ce phénomène.
Cet édifice d'André Arfvidson aurait été conçu pour loger des ateliers d'artistes. Le grès flammé est l’œuvre d’Alexandre Bigot.


Détail.
Selon le livre Paris. Art nouveau de Janine Casevecchie, il s'agit bien d'une œuvre Art nouveau tardif (l'édifice date de 1910-1911). Le Guide du routard est du même avis. Or, la page Wikipedia consacrée à la rue Campagne-Première précise clairement que cette façade est Art déco. Puis, en consultant l'article consacré à André Arfvidson, on peut y lire que cet immeuble illustre un exemple de la transition entre l'Art nouveau et l'Art déco.

21-21bis, rue Pierre Leroux, VIIe arrondissement (1907)


Façade.

En 1907, Paul Lahire construit un immeuble vêtu de carreaux géométriques de couleur beige et bleu.
Si vous avez jeté un oeil au thème animalier, vous avez dû reconnaître la présence notamment de scarabées au-dessus des portes.

Porte avec scarabée.
Détail.
Les carreaux d'Alexandre Bigot nous font penser à ceux de la façade du 31, rue Campagne-Première.
On peut penser que cette façade illustre également la transition.

7, rue Lebouis, XIVe arrondissement (1913)



7, rue Lebouis.

En 1913, Emile Molinié construit un immeuble au 7, rue Lebouis. C'est une fois de plus dans le XIVe arrondissement que l'on trouve un édifice comportant un atelier d'artiste. Selon la base Mérimée, cette façade, primée au concours des façades de la Ville de Paris se compose de deux bow windows.

Détail de la façade avec ses bow windows.

Au-dessus des bow windows, on remarque la présence d'une frise de feuilles aux couleurs automnales réalisées selon le procédé appelé sgraffito (ou sgraffite). Il s'agit d'un art visuel destiné à orner une façade. Selon le site Wikipedia, ce procédé était souvent utilisé à la Renaissance, puis pendant la période Art nouveau plus particulièrement à Bruxelles, en Belgique.

Porte avec le dessin gravé au-dessus.
Ce procédé est également utilisé au-dessus de la porte d'entrée.

Bibliographie


Comme pour les chapitres consacrés aux architectes, je me suis documentée avec le livre de Janine Casevecchie, Paris. Art nouveau et sur Wikipedia. J'ai utilisé la base Mérimée pour les façades classées monuments historiques. Enfin, j'ai consulté les sites http://paris1900.blogspot.fr et www.petitpatrimoine.com. Enfin, j'ai vaguement consulté le Guide du routard.

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