dimanche 19 mai 2013

Les animaux: le mouton

Durant mon parcours animal, j'ai remarqué la présence d'un mouton dont la représentation diffère de la symbolique du bélier. Ici, le mouton devait probablement représenter une enseigne de boucherie autrefois implantée sur la rue du Four.
24, rue du Four, Paris VIe.

Les animaux: le bélier

Le bélier couvre environ une soixantaine de façades d'immeuble à Paris. Il symbolise la vigueur et la fécondité.
Dès le Moyen Âge, puis à la Renaissance, on utilise des "béliers" pour enfoncer les murailles et les portes.
14, square Alboni, Paris XVIe arrondissement.
14, square Alboni, Paris XVIe arrondissement.
Sur cette façade d'Audoin de 1929, ces béliers rappellent leur utilisation médiévale.

Bien souvent, le bélier — ou plutôt sa tête — est représentée avec des feuilles ou des fruits. Cela fait référence à la corne d'abondance de Ploutos, dieu de la richesse dans la mythologie grecque. L'animal étant un reflet social de la personne qui y loge, on peut en déduire que les personnes habitant ces logements devaient appartenir à la bourgeoisie de l'époque. De plus, on remarque, sur ces photos que nous sommes situés essentiellement sur la Rive Gauche...


5, rue de Chernovitz, Paris XVIe, façade d'Albert Vêque.

Béliers du 4, rue de Verdi, dans le XVIe arrondissement, sculptés par les Frères Cochi (selon l'inscription sur la façade).

Bélier du 88, avenue de Suffren, dans le XVe arrondissement.




Autre remarque, la forme des cornes peut varier. Toutefois, je n'ai pas trouvé de signification particulière.
6, rue de Braque, IIIe arrondissement.
8, rue Richepin, Paris XVIe.
Avenue de la Motte Piquet, Paris VIIe

lundi 1 avril 2013

Les animaux: le lion

Le roi des animaux

Tête de lion, 157, rue de la Convention, Paris 15è.

Le lion est l'animal le plus représenté sur les façades d'immeubles. Le lion - plus particulièrement sa tête - orne la plupart du temps les murs entre deux fenêtres. Il peut se trouver au-dessus d'une porte voire décorer la porte elle-même.

Deux lions s'illustrent auprès d'une fenêtre au 14, rue Larrey, Paris 5e.

Tête de lion au-dessus d'une porte, ici au 32, boulevard Arago, Paris 13è.

Six lions décorent une porte de la rue de la Paix, Paris 2è.
Détail d'une porte  au 53, rue des Mathurins, Paris 8è.
 Les lions  "tiennent " la marquise de l'avenue Elysée Reclus, Paris 7è.
Il arrive parfois que les lions s'invitent sur les balustrades des fenêtres, le plus souvent dans les quartiers chics.

Rue d'Abbeville, Paris 10è.
Rue de la Cure, Paris 16è.
Le corps du lion est plus rarement visible, cependant, on en trouve quelques-uns comme celui-ci :

Rue de la Cure, Paris 16è.
Rue du Général Michel Bizot, Paris 12è.

Le lion est sculpté à l'extérieur de la façade. 
Le lion est l'animal le plus représenté dans l'art occidental en général, ce n'est donc pas un hasard s'il est si présent sur les façades parisiennes. La présence de tel ou tel animal n'est pas toujours anodine et est souvent porteuse d'un symbole. Le lion peut symboliser la force ou la royauté, et ce depuis de nombreux siècles. De plus, la présence du lion s'est intensifiée ces deux derniers siècles auprès des marques (automobiles, banques ou cinéma). A Paris, le siège du Crédit Lyonnais en est un bel exemple.

LCL au 19, boulevard des Italiens, Paris 2è

dimanche 31 mars 2013

Introduction sur les passages couverts

Après une ballade consacrée à l’Art Nouveau en 2007, je me suis penchée sur les passages couverts parisiens. Cette idée m’est venue suite à l’émission Des racines et des ailes diffusée en janvier 2009 sur France 3. Pourtant, mon premier coup de cœur date de la découverte de la Galerie Vivienne vers la fin des années 90.
Je vous invite à venir vous balader couvert...


Une ballade sous les verrières


Invention typiquement parisienne, les passages couverts ont connu leur heure de gloire au XIXème siècle, plus précisément, sous la Restauration (1815-1830) et la Monarchie de Juillet (jusqu’en 1848). À cette époque, on dénombre plus d’une soixantaine de passages. Dès 1853, le baron Haussmann débute des travaux qui vont marquer le paysage parisien. Ces grands changements ont nécessité une disparition partielle de ces passages dont il ne subsiste aujourd’hui qu’une vingtaine.
Ces passages ne sont pas classés monuments historiques ; cependant, la plupart d’entre eux sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, c’est-à-dire, que ce sont des voies privées sur lesquelles la Mairie de Paris à un droit de regard. En fait, le rôle de la Mairie de Paris est d’inciter les propriétaires à restaurer ces passages en vue de les préserver du mieux possible. C’est chose faite, puisque certains passages, comme le passage Vendôme, ont été complètement restaurés dès 2004. En revanche, d’autres passages comme le passage du Caire auraient besoin d’un bon nettoyage.


Que trouve-t-on dans ces passages ?

Des librairies, des magasins de cannes, de jouets, de boîtes à musique, des créateurs de mode, des antiquaires, des restaurants, des salons de thés, des grossistes, des théâtres, des troquets…



samedi 30 mars 2013

Les passages couverts. Le Palais Royal (1)

L’ancêtre

Métro Palais-Royal Musée du Louvre

L’une des ailes des galeries du Palais Royal.

Œuvre datant du XVIIème siècle, le Palais Royal a toujours été une demeure royale. Sous la Révolution, il appartient à Philippe IV d’Orléans qui fait installer des cafés et des boutiques. Le Palais royal est aussi connu pour être un lieu de débauche. En 1793, le Palais royal appartient à l’Etat.
Jusqu’en 1830, les galeries du Palais royal constituent l’un des lieux les plus fréquentés de Paris. Réputées pour ses produits de luxe, elles offrent à la clientèle, la possibilité de flâner dans la tranquillité, sans bousculades, ni accidents.
Il faut rappeler qu’en 1792, il n’y a ni trottoirs, ni électricité, les rues sont couvertes de boue les jours de pluie. Ce passage couvert de dalles représentait donc pour les cafés une bonne affaire.

Type de boutique que l’on pouvait trouver autrefois dont on remarque encore la devanture.

Dallage contemporain.
Les galeries de Montpensier, de Beaujolais, de Valois, des Proues et du Jardin entourent les Jardins du Palais Royal.
À l’intérieur, on fit construire d’autres galeries dont les vestiges subsistent encore comme la galerie d’Orléans dont il reste les belles colonnades.
Voici ce qu'en dit le site Passages et galeries :
Le duc d’Orléans, Philippe Egalité, pour subvenir à ses frais importants, agrandit le Palais Royal et loua le rez-de-chaussée à des commerçants, tenanciers de tripots, transformant ainsi le Palais Royal en véritable cité du jeu et du plaisir.
En 1786, trois des quatre bâtiments prévus furent achevés selon les plans de Victor Louis. La construction de la quatrième aile fut différée faute de crédits suffisants. À sa place, l’entrepreneur construisit les Galeries de Bois. Elles furent prolongées par une autre galerie en 1792 dont le toit ajouré de dalles de verres lui fit donner le nom de Galerie Vitrée.
Les galeries du Palais Royal devinrent le modèle de la vie dans les passages : les flâneurs s’y abritaient des intempéries, le libertinage s’y exerçait sans contrainte.
Le Grand Véfour est un restaurant du XVIIIè siècle fréquenté, entre autres, par Voltaire, Camille Desmoulins ou Marat.
Colonnade avec le restaurant « le Véfour ».

À la suite d’un incendie qui ravagea la Galerie Vitrée, l’architecte Fontaine détruisit ces deux galeries pour y bâtir une nouvelle galerie, la Galerie d’Orléans.
Celle-ci fut une des plus grandioses et originales de l’histoire des galeries parisiennes, mais marqua cependant le déclin de la vie particulière du Palais Royal car le roi Louis-Philippe supprima les tolérances dont bénéficiaient les approches du Palais.
Dans les années 1950, on pouvait y trouver d’introuvables carrés Hermès, des sacs Kelly à moitié prix, des chaussures Dior, des robes Balmain… De nos jours, le visiteur remarquera la présence d'une boutique Stella Mc McCartney et surtout la boutique de Serge Lutens conçue par le parfumeur lui-même.
 
Colette et Jean Cocteau y ont habité.
Entre le Palais Royal et la rue des Beaujolais figure un mini-passage, le passage du Perron.

Boutique de boîtes à musique.

Entrée du Palais Royal vue depuis la rue des Beaujolais. A droite figure le théâtre du Palais Royal où je vous invite à prendre un verre dans son bar cosy.

Les passages couverts. Le passage des Deux-Pavillons (2)

Le passage des Deux-Pavillons

Créé en 1820, il a été bâti dans le but de relier la rue des Beaujolais avec la rue des Petits-Champs. Il doit son nom aux deux pavillons qui entourent le jardin du Palais Royal.


Les passages couverts. La galerie Véro-Dodat, ou l’illusion de la profondeur (3)

La galerie Véro-Dodat

2, rue du Bouloi / 19, rue Jean-Jacques Rousseau (75001). M° Palais-Royal Musée du Louvre.

Lorsqu’un charcutier et un financier se rencontrent, cela donne un magnifique passage situé entre la rue Jean-Jacques Rousseau et la rue Bouloi. Percée en 1826, ce passage servit aussitôt de raccourci entre le quartier des Halles et du Palais Royal, d’où son succès. Qui plus est, des personnalités du XIXème siècle le fréquentent ou y occupent un appartement : la tragédienne Rachel ou Gérard de Nerval qui s’est suicidé dans ce passage.





L'illusion de la profondeur



Le plafond

Trois tableaux décorent le plafond aux deux entrées de la galerie. Ils représentent Apollon, Dieu des Arts et Mercure, dieu du Commerce et de l’Industrie.


Allégorie de l’agriculture

Une riche décoration

Les frises

Les sculptures

Les lettres de fer
L'escalier au n°33

Les boutiques et restaurants

Boutique avec le cerf

Menu du restaurant le « Véro-Dodat »